Apocalypse Now, by realPascalDegiovanni

06 janvier 2019

La suppression de l'ISF est t'elle un péché originel de la présidence Macron ?

Replaçons nous dans une perspective plus large et cherchons à comprendre le pourquoi d'un impot comme l'ISF. 

Par définition, l'ISF comme les droits de succession sont un impôt sur le patrimoine que chacun constitue au fil des années à partir de son travail.

Mais pourquoi vouloir prendre les fruits de la réussite de ceux qui ont travaillé pour cela ? 

Ce n'est pas un impot sur le revenu du capital ou du travail: il porte sur le stock et non sur le revenu associé... 

Mais si les riches payent déjà des impots sur le revenu du travail (IR) ou du capital (CSG), n'est-ce pas une double peine ? 

Ben je crois que non... En fait, le fait de réussir professionnellement vient certes du mérite et du travail personnel mais aussi de la stabilité de la société où on l'exerce et de l'éducation qu'elle fournit.

Ainsi un médecin fait 10 années d'études qui lui permettent d'accéder à une profession mieux rémunérée que la plupart des métiers, un artisan compagnon du devoir spécialisé dans un métier rare suit un parcours de formation long et exigeant pour là aussi accéder à une compétence rare donc potentiellement bien rémunérée.

Or, en France, nous avons fait le choix de financer la formation de la jeunesse par l'impôt, ce qui est un choix fortement redistributif. Dans cette perspective, on peut effectivement voir les impôts sur les capitaux comme une récupération d'une partie (souvent assez faible) de l'investissement de départ consenti par la société pour la formation de sa jeunesse et aussi de l'investissement nécessaire pour arriver à cette stabilité propice à l'enrichissement.

Au contraire, aux USA, les droits de successions sont inexistants ou presque et il n'existe pas d'impôt type ISF/IFI mais en revanche l'investissement lié à l'enseignement est à la charge des familles... Soient les jeunes ont leurs études payées par leur famille (si elle est très riche), soit ils empruntent et remboursent pendant leur vie professionnelle. Les sommes sont considérables: la dette étudiante aux USA représente plus de 1000 milliards de dollars pour un pays 6x plus grand que le notre. Bien que différent du notre, ce système est cohérent: chacun est responsable de ses choix et de leur financement et il n'y a donc pas d'impôt sur le capital (chacun dispose intégralement du fruit de son travail). 

Mélanger les deux serait par contre incohérent ou bien peu judicieux. Ainsi, un système tout gratuit sans demander de participer au financement ne peut se construire que si on fait rentrer massivement de l'argent d'ailleurs. Par exemple en vendant des ressources naturelles... C'est le cas de l'Arabie Saoudite mais ca va mal finir quand la manne va se tarir (cf le Vénézuéla ou la Syrie). Et à l'opposé, un système tout payant et avec taxation élevée sur le capital serait très mal accepté: il finirait par ne plus y avoir de consentement à la redistribution...

Comme en France, nous avons fait le choix d'un système redistributif pour l'éducation, la récupération d'une partie de l'investissement sur le capital ne m'apparait pas scandaleuse sur le principe si elle est bien faite. Dans cette optique, on peut poser la question suivante : comment gérer le curseur entre une taxation au long de la vie (type ISF/IFI) et une taxation à la fin de la vie (les droits de succession) ? 

Regardons maintenant de plus près: 

Dans une période où le rendement du capital est élevé par rapport au taux de l'ISF et l'espérance de vie plus courte, le prélèvement au long de la vie a un avantage certain: il est indolore car si il est bien pensé, il revient a amputer un peu le rendement du capital sans que l'amputation totale soit énorme vu que les gens mourant assez vite, leur capital arrive peu érodé à leurs enfants à un age où ceux ci n'ont pas encore eu le temps de construire leur situation et leur propre patrimoine. Dans ce contexte, et c'est encore le cas dans notre inconscient collectif, la transmission est intégrée comme un outil de solidarité intergénérationnel, l'ultime cadeau des parents à leur enfants.

Ainsi historiquement, le taux d'ISF à 0,5% date d'une époque où les emprunts d'Etats rapportaient largement plus que 5% à l'année... Typiquement, dans les années 90, on plaçait 2 millions, ils  rapportaient 100 000 par an. On devait en utiliser 10 000 pour payer l'ISF sur le capital... Bon, pas de quoi hurler: investir reste gagnant, juste un peu moins... Un gestionnaire de fond en assurance vie vous prend au moins autant en frais si ce n'est plus et vous acceptez de les payer car c'est lui qui gère à votre place.

Par contre, dans une période où l'espérance de vie se rallonge et où le rendement du capital est bas (ce qui est le cas actuellement), là ce n'est pas pareil car même un taux de 0.5% peut rendre la détention du capital couteuse. C'est décourageant et là, faire fuir le capital demande certes de l'énergie et du temps mais assure un gain alors que le garder sur place est l'assurance d'une perte... C'est la fuite de capitaux assurée. Donc si vous voulez que les gens continuent à investir sur place et ne se barrent pas, le mieux est de ne pas taxer au long de la vie sauf de manière différenciée pour réorienter l'épargne. C'est l'idée de l'Impot sur la Fortune Immobilière: pousser à investir sur la production plus que sur l'immobilier (la rente). Par ailleurs, les gens mourant plus tard, leurs héritiers auront en général du construire leur situation professionnelle (quelque part la longévité des parents est une incitation au travail des enfants) et donc taxer lors du décès permet d'une part de recycler une partie du capital investi dans la formation de la génération qui disparait dans l'allègement du fardeau de la dette de la suivante, voire de celle d'après, sans pour autant induire une fuite de capitaux du vivant du détenteur de capitaux... C'est donc une meilleure solution.

En résumé, dans un pays où la redistribution paye la formation de la jeunesse et qui bénéficie de très bonnes infrastructures comme le notre, le principe d'une taxation du capital ne me choque pas.

Je préfère même vivre dans un pays comme celui là que dans un pays avec un modèle type USA dont on voit qu'il tend à générer structurellement des stratifications sociales hors des périodes d'expansion économique qui permettent de servir tout le monde car le capital se concentre par les héritages et le cout des études devient alors facteur de stratification sociale car seuls les riches finissent par y accéder, vu que les plus pauvres reculeront devant la perspective de ne pas être capables de rembourser leur emprunt d'études...

Pour moi, dans un pays comme le notre, la vraie question est donc de savoir comment optimiser ce que j'appelle le recyclage du capital. Car comme disait Keynes, sur le long terme, la seule certitude économique est que nous serons tous morts. Eh oui!

L'accumulation d'un peu de capital par les individus étant un moteur clair du dynamisme économique (les expériences du bloc soviétique puis l'histoire de la Chine l'ont montré), la seule question est d'assurer l'utilisation optimale de ce dernier sur de longues périodes. Or comme l'a fort justement pointé Steve Jobs, la mort est avant tout un mécanisme de recyclage. Dans une perspective à long terme, les richesses matérielles et le capital dont nous bénéficions les uns et les autres ne sont jamais que transitoirement prétés. Nous ne les emporterons pas dans notre tombe comme le faisaient les pharaons égyptiens... D'ailleurs, ça ne leur a pas servi à grand chose ;-)

Vu sous cet angle, la question de la taxation du capital à l'échelle d'une vie humaine que ce soit par les successions ou les impots type ISF/IFI n'est rien d'autre que la question des modalités du recyclage de ce dont nous faisons que jouir temporairement. 

Finalement, quand je vois le déchainement de passion autour de ces questions, peut être que le péché originel de la présidence Macron ne réside pas dans un pseudo-cadeau aux riches mais plutôt dans le fait qu'il pose, par ce choix, la question de l'éphémèrité de notre existence et de ce que nous construisons au cours d'une vie ?

Et je me demande parfois si ceux de mes compatriotes qui abordent ces questions avec autant d'animosité, de passion, ont comme seul rève que d'être ou d'envier les hobereaux de l'Ancien Régime désireux de marquer leurs terres de leur empreinte possessive, transmise de génération en génération ?

Rappelez vous: à la fin, nous seront tous morts... 

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Et si nous pensions recyclage ? Faisons notre révolution: comme disait Lavoisier, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

 

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01 janvier 2019

Happy new year!

Quelle bonne occasion qu'une année qui se termine pour reprendre un peu de blog. Je sais: je me suis fait rare ces temps ci... Mais bon, ce n'est pas que je n'avais rien à raconter mais bon, les journées n'ayant que 24 heures, j'étais trop occupé à faire pour prendre le temps de dire. 

Mine de rien finir d'encadrer deux talentueux doctorants tout en écrivant un livre en deux volumes de 400 et quelques pages, c'est un peu chronophage et cela occupe beaucoup l'esprit. Sans compter les nombreuses heures devant un écran...

J'avais donc envie d'autre chose pour mes loisirs. J'ai donc fait pas mal de photos durant les années écoulées. Avant de parler de choses plus sérieuses et pour clore l'année qui se termine, voici quelques images du monde tel que je le vois.... Comme quoi, l'Apocalypse recèle aussi quelques bons moments.

Enjoy!

Pascal Degiovanni

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31 décembre 2018

Quizz du nouvel an!

Histoire de féter la fin de cette nouvelle année, et peut être quelques posts à venir sur ce blog, rien de mieux qu'un petit quizz amusant qui a des résonances bien actuelles ;-) ...

Qui a dit:

"Le malaise que notre mutation accélérée suscite tient, pour une large part, au fait multiple que nous vivons dans une société bloquée. Mais l'espoir. qui peut mobiliser la nation, il nous faut le clarifier, si nous voulons conquérir un avenir qui en vaille la peine.

De cette société bloquée, je retiens trois éléments essentiels, au demeurant liés les uns aux autres de la façon la plus étroite : la fragilité de notre économie, le fonctionnement souvent défectueux de l'Etat, enfin l'archaïsme et le conservatisme de nos structures sociales.

Notre économie est encore fragile. Une preuve en est que nous ne pouvons accéder au plein emploi sans tomber dans l'inflation. C'est cette tendance à l'inflation qui nous menace en permanence d'avoir à subir la récession ou la dépendance.

Pourquoi cette fragilité ? Avant tout, à cause de l'insuffisance de notre industrie.

Le rapport, récemment publié, du comité du développement industriel est à cet égard éloquent : d'abord, la part de l'industrie dans notre production est trop réduite ; ensuite, alors que les industries du passé sont hypertrophiées, que la rentabilité immédiate des industries de pointe est souvent faible, l'insuffisance est patente en ce qui concerne l'essentiel, c'est à dire les industries tournées vers le présent. Bien plus ce retard s'accroît puisque, depuis plusieurs années, l'industrie n'est pour rien dans l'augmentation nette du nombre des emplois.

Or la faiblesse de notre base industrielle handicape tout notre développement économique."

Suggestions: c'est évidemment un homme politique français.

Pour savoir la réponse: cliquez sur ce lien... 

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04 mai 2017

Cher Insoumis(e) qui invoquez la démocratie pour ne pas faire barrage au FN

Je vous rassure, je suis moi aussi un démocrate et je suis content que vous preniez la défense de la démocratie. Car comme disait Voltaire, même si vous n'étes pas d'accord avec moi, je me battrai pour que vous puissiez le dire. Je vais donc user de cette possibilité qui m'est offerte par notre République: la démocratie c'est aussi le droit de dire avec courtoisie que vous déconnez à plein tubes ;-) ...

Ca n'est pas un jugement sur vos qualités personnelles mais juste sur vos argumentaires.

Car les faits sont pourtant clairs: Le Pen c'est le fascisme historique avec une longue tradition de violence physique et d'empêchement de l'expression d'opinions non conformes aux idées du pouvoir. Le Pen, derrière un verni social, c'est en plus un libéralisme des plus sauvages qui forme le socle historique du programme de son parti et qu'elle fait appliquer dans les municipalités dirigées par le FN: l'action sociale est systématiquement sacrifiée. Enfin, c'est aussi une députée européenne qui s'est toujours opposée à toutes les propositions visant à protéger les travailleurs au sein de l'UE.

Avec Macron, il y aura certes un peu de libéralisme économique mais bon, si vous lisez ce programme vous verrez que vous aurez toujours l'assurance chômage (étendue même!), l'assurance maladie y compris pour les plus modestes avec la CMU, la retraite par répartition, des études financées par l'impôt et donc redistributives... (à comparer avec la situation aux USA). Je ne vois pas d'apocalypse ultralibérale là dedans.

Vous sous estimez totalement le danger: le FN, après avoir laissé la situation bien pourrir, récupérera la main à l'assemblée d'ici quelques années pour la vérouiller ensuite en la jouant à la Orban avec un plan est déjà tout prêt qui s'appuiera sur l'état de fracture du pays en instaurant une pseudo-proportionnelle avec une bonne grosse prime au vainqueur. Et le pire, c'est que certains d'entre se feront avoir parce qu'ils verront écrit proportionnelle! Puis, une fois l'assemblée à sa botte, il se déchaînera: il n'y aura pas un char à tous les coins de rue, mais le FN se débrouillera pour éjecter en douce des cantines les enfants d'étrangers, couper l'accès à la CMU aux réfugiés et laisser des quasi milices faire des ratonnades dans les quartiers dès que ça râlera trop fort. Et là, je ne pense qu'on regrettera amèrement la perspective d'une réécriture du code du travail par Macron mais il sera trop tard. Ca sera comme en Hongrie: une autocratie autoritaire. Moi, j'appelle cela une dictature 2.0.

Tout cela ce sont des éléments factuels qu'en tant que citoyen tout aussi libre que vous, je suis allé chercher à la source: programmes des candidats, enquêtes de fond sur l'action de la députée européenne Le Pen, sur les municipalités FN, travaux historiques sur l'extrême droite française, et même études de la situation récente en Hongrie. 

Et en tant que citoyen libre, au vu de ces éléments, je suis arrivé à la conclusion que non, Macron et Le Pen ce n'est pas blanc bonnet et bonnet blanc. Maintenant, vous comprenez pourquoi je pense que continuer à considérer que les deux options se valent, c'est une énorme connerie... Ca arrive à des gens très bien mais comme dit le proverbe: errare humanum est, sed perseverare diabolicum.

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30 avril 2017

Hope for the best, prepare for the worst

En sciences comme en ingéniérie, le titre de ce post est une règle d'or... C'est grace à cela que vous pouvez prendre un avion, un train, et même votre voiture sans vous mettre significativement en danger, que vous pouvez monter dans une tour de 60 étages sans craindre qu'elle ne s'effondre et que, dans la plupart des cas, vous acceptez de vous faire soigner et même opérer sans trop penser que vous jouez votre vie à pile ou face. On appelle cela prendre des marges de sécurité. Et pour cela, il faut envisager le pire et s'en éloigner. 

Alors faisons déjà la première étape pour cette élection. Le pire, c'est ça:

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Du coup, depuis une semaine, je regarde avec attention ce qui est en train de se mettre en place comme dynamique collective: sondages bien sur mais aussi réactions des gens sur les réseaux sociaux. Et j'ai donc fait ma propre analyse avec quelques hypothèses simples:

  • J'ai supposé que les abstentionnistes du premier tour continueraient à s'abstenir. Hypothèse raisonnable qui revient à se dire que la grande majorité est dégoutée par le choix proposé et par la campagne. 
  • J'ai supposé que les électeurs de Macron et Le Pen resteraient cohérents en totalité: ils continueront donc à voter pour leur champion. Là aussi, c'est raisonnable.
  • J'ai supposé que les deux petits candidats qui avaient pris des positions fortes contre l'Union Européenne aller se reporter massivement sur Marine Le Pen. Asselineau bien sur (à 100%) mais aussi Dupont-Aignan. Compte tenu du ralliement de ce dernier à Marine Le Pen, c'est une hypothèse très raisonnable. J'ai toutefois prévu que 10% des électeurs de Dupont-Aignan allaient s'abstenir tiraillés entre leur attachement au Gaullisme (qui s'est toujours opposé aux valeurs véhiculées par Le Pen) et leur révulsion vis à vis de Macron.
  • Continuons à droite: pour l'électorat de Fillon, c'est plus difficile. Il y a certainement eu une fuite dès le premier tour vers Macron de ceux qui de toutes façon étaient plutot sur un positionnement de type centre droit. Dans ceux qui restent, un certain nombre suivront surement la consigne de Sens Commun: l'abstention.... Mais ne nous voilons pas la face, d'autre comme Christine Boutin voteront FN. La décéption ayant été forte sur un noyau d'électeurs fortement attaché à leur candidat, je vais prendre une hypothèse forte pour l'abstention: 50%. Et pour ceux qui vont choisir, je vais mettre un léger biais à droite: 30% de report sur Le Pen et 20% sur Macron. Appelons cela l'effet Dupont-Aignan: si quelqu'un se réclamant du Gaullisme et de l'indépendance nationale soutient Marine, c'est que ce n'est pas si terrible... 
  • Le PS a appelé très vite à soutenir Macron mais comme il s'est pris une branlée traumatisante et que le gros des électeurs susceptible de soutenir Macron au premier tour l'a en fait déjà, j'ai supposé un report très fort sur Macron mais une abstention non négligeable: 75% des électeurs de Hamon se reportent sur Macron, le reste s'abstient (pas une voix au FN évidemment).
  • J'ai supposé que les électeurs de petits candidats très à gauche (Artaud, Poutou) ainsi que ceux de Cheminade et Lassale n'allaient pas voter Macron ni Le Pen: dégoutés, refus de soutenir un candidat "ultra-libéral", il s'abstiennent tous!
  • Restent les électeurs de Mélenchon qui constituent un effectif important. Là aussi c'est difficile mais c'est un fait -- et j'insiste sur ce terme -- que beaucoup d'entre eux prennent position publiquement sur les réseaux sociaux en faveur de l'abstention. On y verra plus clair quand on aura les résultats du sondage interne de la France Insoumise mais cela conduit à envisager une abstention effective massive (le vote blanc a le même effet que l'abstention sur le décompte final). De plus, les sondages prévoient 20% de report sur Le Pen! Ca n'est surement pas le cas des gens engagés activement dans la France Insoumise mais il semble que ce soit une réalité cachée de l'électorat de Mélenchon. J'ai donc testé une hypothèse avec 20% de report sur Marine Le Pen, 15% sur Emmanuel Macron et le reste qui ne choisit pas.

Le résultat est là: Marine Le Pen gagne avec 50,5% des suffrages exprimés. 

Voici le tableau des résultats détaillés sous cette hypothèse:

simu-elections-30-avril

Ce post n'a en fait qu'un but, montrer que le pire est possible avec des hypothèses relativement raisonnables.

Je ne vais pas faire le procès de qui serait reponsable d'une telle catastrophe si elle se produisait. Ce n'est pas mon but. Ce que je veux, c'est donner des éléments rationnels pour que chacun puisse se décider en son ame et conscience. Rien d'autre...

Et pour vous permettre de réfléchir par vous même, je vous donne même le fichier Excel avec lequel j'ai fait les calculs: simu_elections.

Et pour les marges de sécurité: et bien, il me semble qu'en République, chacun construit l'avenir commun... Aucun ingénieur en chef ne va décider pour vous.

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