29 avril 2009
Niveau 5...
La nouvelle du jour:
"Based on assessment of all available information and following several expert consultations, Dr Margaret Chan, WHO's Director-General raised the current level of influenza pandemic alert from phase 4 to 5. She stated that all countries should immediately activate their pandemic preparedness plans. At this stage, effective and essential measures include heightened surveillance, early detection and treatment of cases, and infection control in all health facilities."
Bon... ca va pas arranger l'état du monde ça! Et pendant ce temps, aux USA, les services de santé publics sont rincés par la récession. Je devrais peut être me renseigner sur les maisons de campagnes des uns et des autres (-: ...

28 avril 2009
Miss Peggy strikes back...
Et voila... On est passé en alerte de niveau 4 pour la grippe. J'espère que l'épidémie ne va pas se transformer en pandémie sinon ca promet d'être une annus horribilis. Une pandémie mondiale plongerait l'économie dans une vraie dépression avec une chute du PIB mondiale qui passerait allègrement la barre des 5 %, sachant qu'on est déjà parti pour -3 % du fait de la récession.
Bon enfin... affaire à suivre! Il parait que les plans sont prêts pour nous au bureau. Je sens que je vais aller me renseigner (-:
Master's classes
Désolé j'ai pas pu m'empécher de vous montrer ces deux "Master's classes" sur le rève:
et l'effort:
Là j'avoue, faut vraiment être aware pour sortir un truc pareil:
"Si c'est parce que j'ai du plaisir, j'apprends, y'aura aucun plaisir. Il y a une dimension quand même, faut comprendre ça hein, c'est la vie."
26 avril 2009
Rio ne répond plus... de rien.
Ce dimanche, temps pourri. De la flotte sans discontinuer. Donc une bonne après midi ciné en perspective. Et du coup, je suis allé voir OSS 117: Rio ne répond plus...
Et effectivement, Rio ne répond plus de rien. Mais peut être pas dans le bon sens... Certes, il y a des scènes cultes et on rit beaucoup mais alors que le premier était une suite de sketches qui construisait un des films humoristique les plus réussis que j'ai jamais vu, ma première impression est celle d'un assemblage de sketches potentiellement très réussis mais qui peine à faire un film...
J'ai comme l'impression qu'il manque quelque chose dans la fluidité du récit, ce qui fait qu'on n'accroche pas. Je crois aussi que certaines scènes sont purement et simplement ratées... Le discours de OSS 117 qui se veut le pendant de celui de Jack Nicholson dans "Mars Attack" tombe à plat, et pas uniquement parce qu'il n'y a pas de martiens à Rio.
De même, le potentiel comique de Bellemarre est à mon avis largement sous exploité. Quand on apprend que son nom est sur le fameux microfilm, on attendrait que, sans perdre une seconde, il nous révèle un dossier extraordinaire, une histoire de femmes qui tuent durant des nuits d'angoisse et qu'on découvre un homme marqué de l'empreinte de la Bête par un crime passionnel. Au lieu de ça, rien: un rond de cuir dépressif devant un projecteur 8 mm en panne qui nous explique que la France doit oublier pour aller de l'avant... Historiquement, c'est peut être plus réaliste mais moins flamboyant.
Et puis, Louise Monot n'est pas vraiment crédible en agent du Mossad. C'est vrai quoi: à chaque fois qu'OSS 117 sort une énormité, on dirait une militante des Chiennes de garde devant une pub de lessive des années 70 destinée à la ménagère de moins de 50 ans. Alors qu'une vraie agent du Mossad, c'est quand même autre chose. Tenez, moi qui ait eu la chance de passer une semaine de vacances gratis en Israel en 1993 suite à un tirage au sort chez Tousalon, il m'a suffit de répondre "Parce qu'on m'a offert le voyage" quand on m'a demandé pourquoi j'allais là bas pour être cuisiné pendant 30 minutes par deux agents du Mossad, dont une jeune femme. Donc les agents du Mossad, ca me connait. Et je peux vous dire, Louise Monot c'est pas du tout ça...
Autant dans Le Caire, nid d'espions, Aure Attika en princesse Farouk nyphomane tendance poissonière de Mesnil-Montant était exceptionelle, aurant la bimbo gainée de cuir prénomée Carlotta - ce prénom aurait t'il vraiment été choisi au hasard ? - devient transparente, incolore et sans saveur une fois passé sa réplique culte "Je vais enfiler quelque chose de plus confortable"...
Mais qui sait, peut être que je n'ai pas tout compris et que ce nouvel opus est plus subversif qu'il n'y parait.
Reste des moments cultes comme la nuit sous LSD et la course dans l'hopital et la scène de l'ascenceur, brillant hommage à la Zizanie... Mais ca n'égale pas le "coup de polish" du premier, ni la réunion d'espions au fumoir et encore moins la scène de "Bambino".
Bon allez, j'arrête là: je dois me faire un joint... dans la salle de bains.
24 avril 2009
La petite pomme sous un autre angle
Il y a quelques jours, j'ai lu un billet très intéressant par une certaine Marie B. dans Le Monde. Personellement, replaçant le phénomène que Marie B., décrit dans une perspective temporelle, j'y vois sous un autre angle le syndrome de la génération de la petite pomme dont j'avais déjà parlé.
En effet, si comme Marie B. on attribue aux classes moyennes un rôle de médiation ou plutôt de courroie de transmission au sein du corps social entre classes dirigeantes et classes défavorisées, la perspective historique qui se dégage pour notre pays n'est pas réjouissante.
Disons les choses clairement: ma génération ne parvient pas à jouer ce rôle. La faute à qui ? Moitié nos ainés qui ne veulent rien entendre... moitié nous qui avons été beaucoup trop gentils avec eux. A la limite peu importe. L'important est que ce blocage sociologique (et social vu sa traduction en termes de carrières, cf "Avoir 30 ans" de Baudelot et Establet) est probablement un des moteurs principaux du divorce entre "le peuple" et "les élites". En effet, comme le décrit Marie B., une classe moyenne affaiblie, repliée sur ses préoccupations individuelles ou familiales est incapable de jouer son rôle de courroie de transmission au sein du corps social et ne peut donc permettre de rapprocher les extrèmes.
Comme en matière de carrière, de patrimoine ou encore de revenus, ma génération sera donc aussi victime du syndrome de la petite pomme en matière de rôle sociologique et politique dans la société française. Mais vu sous cet angle, les vrais perdants seront les suivants, ceux qui aujourd'hui sont encore des enfants et qui hériteront d'une société plus dure, voire en partie détraquée, sans bénéficier pour autant de l'expérience sociale et politique de leurs ainés.
Comment se dépatouilleront t'ils ? Si on observe attentivement les nouvelles générations, il y a de quoi s'inquiéter. La semaine dernière, un ami me faisait part de son impression de se transformer en "vieux con réac" devant l'aculture politique des vingtenaires d'aujourd'hui et, quelque part, je partage son sentiment (là, je vais pas me faire que des potes mais j'ai déjà développé des idées analogues donc ne jouez pas la surprise).
Mais d'un autre coté, tout cela n'est pas nouveau. Chaque génération a plus ou moins échoué à transmettre son expérience positive aux précédente et chaque nouvelle génération a cru pouvoir tout réinventer à partir de rien sans vraiment y arriver. Il n'empèche: la tendance actuelle n'est pas très saine et qu'elle fournira du grain à moudre aux historiens et sociologues de la seconde partie du siècle. Enfin, s'il en reste assez...
23 avril 2009
Faut pas se laisser abattre...
Ahhhhh, je n'y vais que rarement mais c'est un modèle: le blog de Frédérique et ses innombrables recettes de cuisine!
Vraiment super en ces temps de déprime économico-politique ou quand on s'est fait bananer par l'ANR!
22 avril 2009
Hyperfaiblesse présidentielle ?
Vu son image d'homme énergique et autoritaire, il ne viendrait à personne que Nicolas Sarkozy soit en fait un homme faible, égocentrique et dominé par la crainte de tout ce qui pourrait écorner la fascination qu'il exerce sur les autres.
Et pourtant... j'avais déjà avancé cette idée en 2007, durant la campagne présidentielle. J'avais également prédit que la première partie de son mandat (environ 18 à 24 mois) serait "ballistique", c'est à dire enchainant les réformes sans véritable opposition. Tout l'enjeu était de savoir ce qui se passerait ensuite.
Les 24 mois étant bientôt passés, il est temps de faire un bilan... Si on regarde de plus près, on voit que l'on est en train de quitter ce "régime ballistique" comme en témoigne un nombre croissant d'enlisements:
- Le renoncement au plafonnement des dépassement d'honoraires des médecins libéraux...
- Les gestion de la crise de l'enseignement supérieur sur lequel je reviendrai dans de prochains posts et qui prélude un enlisement de l'université dans les sables mouvants pour une décénnie...
- Les gesticulations autour des rémunérations des patrons adossée à une farouche volonté de ne surtout rien faire dans ce domaine.
- L'incapacité à régler les problèmes de l'outre-Mer avec un conflit marqué par l'alternance de rodomontades et de reculades et l'abscence du plus haut niveau de l'Etat pourtant prompt à sauver le Monde en ces temps de crise.
A ces élements politiques s'ajoutent diverses anecdotes croustillantes comme les mises au placard ou emmerdements de fonctionnaires et de journalistes pour "lèse-hyper-président" (vidéo France 3 - affaire Cluzel - affaires Sarko-Match )... Sans oublier les multiples procédures judiciaires (l'affaire de la poupée Vaudou, de Ryanair etc). Et enfin, le récent épisode autour de la saillie présidentielle sur Zapatéro. Bref, une longue liste qui montre l'incapacité du petit Nicolas à assumer ses emportements et un coté quelque peu chatouilleux quant à son image.
Emmanuel Todd pense que Sarkozy, piégé entre son énergie et ses faiblesses finira par se "chiraquiser" (voir la vidéo où il expose cette idée). Je n'en sais rien mais j'ai l'intuition profonde que sa faiblesse n'est pas une vue de l'esprit. Si elle était encore de ce monde, ma mère évoquerait le DSM IV...
21 avril 2009
French Soap
La semaine dernière, Nicolas a dit que Felipe n'était pas très intelligent.
Alors, comme elle s'était entrainée sur 500 millions d'Africains la semaine d'avant, la blanche Ségolène a demandé pardon aux Espagnols pour Nicolas. Les copains de Nicolas ont alors crié sur Ségo...
Sauf... Bernard qui nous a expliqué que Nicolas voulait en fait dire le contraire de ce qu'on avait compris alors qu'en fait il voulait dire que si les copains de Lionel étaient plus intelligents, ce dernier qui est très intelligent n'aurait pas perdu les élections en 2002. Mais Ségo ne s'est pas excusé. Alors Jack nous a demandé pardon pour Ségo.
No comment...
Ciné Club...
Mardi soir dernier, dans ma maison de vacances, mes amis se sont collés devant la télé à 20h09 tapantes dans un silence de monastère:
- "Ah nous tous les soirs à 20h10, c'est la messe: on regarde notre feuilleton! Tu connais ?"
Moi: "Ben oui mais je ne le suis pas. J'ai pas le droit... mon coloc ne veut pas: il dit que c'est nul."
- "Mais il s'emmerde pas! Quand même c'est vachement dictatorial!"
- "Mais non, il est super comme coloc. Il a juste quelques allergies comme "Plus belle la vie" et les films de Rohmer..."
- "C'est quoi Rohmer ? Une nouvelle série ?"
20 avril 2009
Evaluation, un problème d'échelle...
Parmis les sources de tensions durant le conflit au sein des universités, la question de l'évaluation est - une fois de plus - revenue sur le tapis. Là encore, c'était un point que les Etats Généraux de la Recherche n'avaient à mon avis pas totalement approfondi, se contentant se souhaiter une évaluation de tous les chercheurs et enseignants-chercheurs, faite au niveau national, et suivie d'effets.
En tant que chercheur du CNRS, je suis régulièrement évalué: je remplis tous les ans une fiche d'activité et surtout j'ai des rapports à faire tous les deux ans qui sont transmis à l'instance chargée de l'évaluation au sein de l'organisme: le Comité National.
Ce comité national est constitué de 40 commissions de 20 personnes soit 800 personnes. Actuellement, il évalue tous les chercheurs du CNRS tous les 4 ans de manière approfondie (avec souvent un rapport à deux ans) et toutes les unités tous les 4 ans (là aussi avec des évaluation à mi parcours). Il y a 11000 chercheurs au CNRS et 1000 unités, ce qui fait typiquement 25 labos et 250-300 dossiers de chercheurs à évaluer par an et par section. A cela s'ajoute les recrutement et promotions des chercheurs (300 à 400 recrutements et 200 promotions par an).
Toutes les personnes qui en font partie m'ont dit qu'ils y passaient plusieurs semaines par an et que cela pesait lourdement sur leur emploi du temps. Je me rappelle avoir entendu plusieurs fois mentionner l'existence d'une véritable "crise des vocations" qui fait que les gens ne se bousculent pas au portillon pour en faire partie.
Imaginons maintenant étendre le travail d'un comité d'une taille comparable à tous les chercheurs, y compris les universitaires. C'est ce que la communauté scientifique avait souhaité lors des Etats Généraux de la Recherche en 2004 et c'est ce que le nouveau statut des enseignants-chercheurs prévoit en confiant cette mission au Comité National des Universités (CNU).
Au niveau du nombre invidivus, on multiple le problème par 5 car il y a environ 55000 enseignants-chercheurs en France. Cela implique que chaque membre de ce comité verrait son travail d'évaluation multiplié par 5: il passerait de 7-10 dossiers à évaluer durant son mandat à 35-50.
Bref, ce simple calcul d'ordre de grandeur montre qu'il est impossible de mener une évaluation approfondie dans de bonnes conditions ne serait-ce que de la seule activité de recherche en partant du modèlé de comité centralisé comme le comité national du CNRS ou le comité national des universités.
La nouvelle aagence nationale d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES, voir la ) dont voici le décret de mise en oeuvre, risque t'elle de souffrir du même effet d'échelle même si elle n'a pas pour mission l'évaluation des invididus ? Elle a pour mission d'évaluer tous les établissements dans l'ensemble de leurs missions ainsi que toutes les unités de recherche. Elle doit constituer des comités d'évaluation et donc prendre en charge l'organisation de l'évaluation d'un établissement. Reste à voir dans quelle mesure ces comités disposent du temps pour comprendre la réalité d'instituts toujours plus gros (110 à 130 personnes dans mon labo)... Et enfin, elle n'est pas en charge de l'évaluation des individus.
Bref, plus de 4 ans après les Etats Généraux de la Recherche en 2004, le problème concret de l'évaluation des individus n'est toujours pas résolu de manière satisfaisante.
















