After a year in Boston

Blog d'un chercheur français de retour en France après une année à Boston

11 novembre 2009

Teasing...

The future is bright! Huh is it ?

depression

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Le fascisme à visage ordinaire...

raoult

«Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions»

Eric Raoult à propos de Marie NDiaye, prix Goncourt 2009.

Sachant que l'académie Goncourt ne dépend en rien de l'Etat tant dans son financement que dans son attribution, vous imaginez l'attente de ce genre de personnage par rapport à ceux qui seront "distingués" par la puissance publique.

Au fait, vous voulez toujours des primes ?

PS: Certains s'arrêteront peut être à la définition courante du mot fascisme qui fait référence au totalitarisme italien des années 30-40. J'y vois plutôt une notion plus large et non moins inquiétante, discutée notament par Pascal Quignard dans son livre "Le Sexe et l'Effroi"... Les régimes passent mais le fascisme et l'obséquiosité traversent les siècles. Hélas...

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08 novembre 2009

Le bon sens de l'autre coté de l'Atlantique...

En ce jour où une nouvelle étape de la réforme de santé aux USA vient d'être franchie, je vous recommande la lecture de l'article suivant sur notre propre système dans le blog "Prescriptions" du NY Times. Mais le plus drole, c'est quand même ce commentaire d'un lecteur:

"Of course they are happy in France. With all that wonderful food and wine who wouldn’t be? Maybe if the USA started eating like the French we would be healthier and not requiring so much healthcare."

Ca c'est ce que j'appelle un éclair de lucidité!

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07 novembre 2009

De la crise aux bulles ?

Pour compléter mon précédent post, un bref article de Paul Krugman dans le NY Times où il explique aussi pourquoi la FED va maintenir sa politique de taux zéro un certain temps et pourquoi ca risque de ne pas suffire.

D'un autre coté, beaucoup de gens (ici par exemple) s'inquiètent de voir de nouvelles bulles prendre naissance à cause des liquidités mises en circulation au niveau des banques, qu'il s'agisse du résultat de la politique d'injection des banques centrales ou des profits que les banques engrangent de nouveau. Le rebond des marchés action depuis le début d'année montre que quelque chose se passe qui n'est pas correllé à la situation économique rééle.

Alors où tout cela va t'il nous mener ? Vers une crise en W ? Une hausse des taux ? Un décrochage du $ US ? Une reprise molle ? Une reprise avortant vers une déflation et une depression économique ?

Stay tuned! Suite la semaine prochaine...

 

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04 novembre 2009

Teasing...

"La baisse des taux d'intérêt n'est pas forcément le meilleur moyen de combattre la récession"

Jean Claude Trichet

billets

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02 novembre 2009

La crise financière est t'elle vraiment finie ? (1/3)

Le job d'une banque centrale c'est de fixer les taux directeurs, c'est à dire le loyer plancher de l'argent. Les taux régulent le prix de l'argent et donc règlent l'équilibre entre la cigale (qui a tendance à emprunter et à consommer) et la fourmi (qui a tendance à épargner).

Quand on baisse les taux, on facilite l'emprunt. Ca met donc plus de liquidités en circulation ce qui peut favoriser l'investissement et la consommation. Mais le risque d'une baisse des taux, ce sont les bulles car, c'est bien connu, la bulle est le débouché naturel des liquidités... Et les bulles finissent toujours par éclater: krach de 1987, bulle Japonaise en 1989, la crise asiatique de 1997 et enfin la bulle immobilière américaine récemment.

L'éclatement de la bulle entraine alors une dévalorisation des actifs: des ronds "s'évaporent" (en pratique une partie disparait et le reste est redistribué des investisseurs "naifs" vers les "avisés"). Plein de gens perdant des ronds - qu'ils n'ont souvent jamais eu - l'impact d'un éclatement de bulle c'est au minimum "panique à bord" et ca peut aller jusqu'à un assèchement du crédit par manque de liquidités au niveau des banques ("crise de liquidités" qui entraine une pénurie du crédit).

Le remède c'est alors dans un premier temps d'injecter des liquidités pour parer au plus pressé et de baisser les taux d'intérêts pour relancer la machine. C'est ce que le Japon n'a pas fait lors de l'explosion de la bulle immobilière en 1989 et les japonais, qui étaient partis pour être les "créanciers du monde" ont glissé dans une atonie économique liée à une dépreciation des actifs: c'est la déflation. Et là, c'est pas bon du tout... 

Après l'explosion de la bulle Internet en 2000, Alan Greenspan a donc choisi la voie opposée: il fallait réagir vite en baissant les taux ce qui a eu pour effet de relancer la consommation aux USA. Beaucoup de gens se sont éxtasiés devant les "performances" de l'économie américaine durant ces années mais en réalité, le miracle Greenspan s'est construit sur une bulle de crédit sans relance des salaires. En effet, les américains ont principalement acheté des biens pas chers fabriqués en Chine à grand coup de cartes de crédits, ou bien ont souscrit des prêts pour acheter des logements. Leur taux d'épargne s'est effrondré en quelques années passant de plus de 10 % à un taux négatif (voir graphe ci dessous où on voit même leur changement de comportement tout récent). D'où l'énorme bulle qui nous a explosé à la tronche il y a deux ans.

personnal_savings_rate

Dans le cas présent, l'explosion fut d'une telle ampleur qu'il a fallu baisser considérablement les taux pour éviter un scénario noir (la spirale déflationniste et une vraie grosse dépression économique). Sur le graphe ci dessous on voit nettement la baisse des taux de la FED post bulle Internet et 11 septembre, puis la remontée des années 2004-2008 censée freiner l'inflation immobilière et enfin la chute depuis fin 2007 pour essayer de contrer la crise actuelle.

fed_rates

En pratique, tous les grands blocs économique ont réagi pareillement: ils ont du baisser les taux jusqu'à presque zéro:

ratesground_zero

Et là apparait un problème... car l'efficacité du remède "taux bas" est en fait d'autant plus faible que le taux est bas...

En effet, plus on s'approche d'un taux nul moins le baisser à de l'effet car les banques peuvent estimer que préter de l'argent c'est toujours prendre un risque et du coup elles facturent ce risque dans le taux qu'elles pratiquent. Or c'est ce taux qui compte pour les entreprises et les particuliers! On observe alors un écart entre le taux fixé par la banque centrale et le loyer de l'argent qui reflète la prime de risque fixée par les banques. L'argent restant cher, si la machine économique ralentit, il devient encore plus difficile de la relancer et la récession risque alors de se transformer en dépression.

Du coup, pour sortir de là il faut utiliser d'autres outils... 

A suivre...

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01 novembre 2009

Et en plus il radote...


Quand Sarkozy clone... Sarkozy
par LePostfr

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31 octobre 2009

Teasing...

crise

La crise est finie... vive la crise ?

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30 octobre 2009

J'aimerais refaire ma salle de bains...

Quelqu'un a 250000 euros ?

Séguin critique "l'improvisation" de la présidence française
par Europe1fr

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22 octobre 2009

The future is unexpected (1)

Il y a quelques temps, un des lecteurs de ce blog m'a signalé l'article suivant de Paul Krugman, un essai un peu dans l'esprit de mes carbon fictions mais focalisé sur l'évolution des métiers au cours du 21ème siècle sous l'effet de la pression environnementale d'une part et de l'évolution des technologies d'autre part.

Comme beaucoup d'enfants de la fin du 20ème siècle, j'ai imaginé un futur débarassé des métiers tournés vers la transformation ou la production d'objets matériels qui seraient largement automatisés. Grace aux machines, fini les taches pénibles et répétitives! En parallèle, le développement des ordinateurs promettait une multiplication sans précédent de nos capacités de traitement de l'information. Débarassés de la servitude matérielle, accédant à une puissance de traitement quasi illimitée, nous allions pour sur accéder à une nouvelle ère centrée sur la culture, les arts, les sciences et l'épanouissement personnel. 

space_station_furniture

Près de quarante ans après, le futur ne ressemble pas à cela...

Certes, la puissance de traitement des ordinateurs a augmenté considérablement (plus d'un million de fois). Certes nombre de nos machines et outils de production feraient réver n'importe quel industriel des années 70. Mais le rève d'une tertiarisation dans l'abondance semble s'être perdu en route. Là où il y a 50 ans une fraction significative d'une classe d'age trimait dur dans l'agriculture ou dans les usines, nous trouvons maintenant des étudiants ou des employés de bureau, des commercants etc. Leurs corps souffrent certes moins mais beaucoup ne baignent ni dans l'aisance ni dans la sécurité matérielle. 

Quelque chose nous a échappé... Mais quoi ?

Selon Paul Krugman, deux causes principales expliquent ce phénomène. La première c'est une loi de base de l'économie qui nous dit que ce qui est abondant ou facile à produire n'est pas cher:

"A world awash in information will be a world in which information per se has very little market value. And in general when the economy becomes extremely good at doing something, that activity becomes less rather than more important. Late 20th-century America was supremely efficient at growing food; that was why it had hardly any farmers. Late 21st-century America is supremely efficient at processing routine information; that is why the traditional white-collar worker has virtually disappeared from the scene."

Je n'irais pas jusqu'à parier un verre de Coca-Cola sur tout ce qu'il dit, en particulier la disparition des "cols blancs" que je vois mal à court terme. Mais il y a du vrai dans le diagnostic. 

Mon colocataire est un exemple de ce qu'il décrit: il travaille comme téléconseiller sur une plateforme téléphonique et dans cette branche les salaires sont plus proches du SMIC que du médian et la pression au travail bien présente. Et c'est effectivement un exemple de boulot où l'on doit traiter un grand nombre de "dossiers" assez similaire: on est en plein dans le traitement routinier de l'information et l'objectif des employeurs c'est de minimiser le cout là dessus. Si on extrapole, un certain nombre de métiers de ce type vont probablement disparaitre comme les paysans du fait de la mécanisation ou des ouvriers du fait de la délocation et de la robotisation. D'ici quelques années, il sera en effet possible de mener à bien un certain nombre d'opérations simples par téléphone avec un automate dont le comportement sera tel qu'il sera difficile à distinguer d'un être humain.

L'autre cause avancée par Krugman, c'est une autre loi de l'économie: ce qui est rare ou difficile à produire est cher...

Je l'ai déjà dit maintes fois sur ce blog mais au cours de ce siècle, nous allons assister à une raréfaction d'un certain nombre de matières premières et des denrées agricoles. Cela va forcément entrainer une revalorisation des métiers liés à l'extraction et la transformation de celles ci ainsi qu'à la production de denrées agricoles.

Dans le seceur agricole, l'alimentation bio ainsi que l'explosion prévisible du prix des engrais (produits à partir d'hydrocarbures) va à mon avis entraîner un "retour à la terre" d'abord volontaire ("vive le bio") puis au fil du temps, nettement moins volontaire (il faudra bien compenser la baisse des rendements agricoles entrainée par le réchauffement climatique puis par la fin des engrais chimiques pas chers)...

China_Usine_OuvriersL'industrie n'échappera pas à cette tendance. En effet, la réalité que nous occultons tous c'est que depuis 15 ans, nous avons construit notre confort matériel sur une désinflation qui trouve son origine dans l'exploitation intensive d'environ 300 millions de paysans chinois dans des usines. Mais la Chine change... Les enfants de ces ouvriers ne voudront pas vivre comme leurs parents en s'entassant dans des dortoirs pour ne même pas gagner de quoi payer une assurance maladie ou leur retraite. Ils voudront aussi consommer ce qu'ils produisent et, s'ils y arrivent, ils n'auront plus besoin de faire des courbettes pour nous vendre leurs produits... Le coût du "made in China" va donc forcément grimper. Et si le vieillissement annoncé de la Chine ou le réchauffement climatiques entrainent des turbulences sérieuses, ça sera comme si l'atelier du Monde s'arrêtait de tourner. 

L'avenir de la société de la connaissance ne prendra peut être pas le chemin que nous imaginons... Tous médecins, avocats, commercial à haut revenus comme dans "Capital" ? Je ne crois vraiment pas... De manière un peu provoquante, l'employé de banque, le téléconseiller, le commercial de base et certains avocats sont délocalisables et automatisables en partie ou en totalité. Par contre je parierai plus le plombier, le charpentier, le chauffagiste et l'agriculteur. Et dans le tertiaire, le cuisinier, le restaurateur et l'aide ménagère ont un avantage décisif: il ne sont ni remplacables par une machine, ni délocalisables... 

Mais s'il y a un secteur dans lequel le choc sera considérable, c'est probablement celui de l'enseignement supérieur... 

A suivre...

Posté par degiovanni à 06:57 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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