14 novembre 2009
Bilan carbone Paris Lyon
La semaine prochaine, je monte à Paris pour travailler. La SNCF vient de m'apprendre que mon aller-retour en TGV représente une émission de 29 kgs de CO2 soit environ une dizaine de kgs de carbone.
Même à plus de 100 € la tonne de carbone, ca n'est pas la ruine. En voiture ça ferait 180 kgs de CO2...
25 octobre 2009
I had a dream... Google made it!
07 juin 2009
Commentaires sur les élections européenes
Good news:
- Le succès des écolos qui peut être reflète une prise de conscience et qui forcera à une réflexion dans l'ensemble du camp "progressiste".
- L'effondrement de la secte LO... et le relativement faible score du NPA (très crédible pour raler mais pas du tout pour changer des choses).
Bad news:
- Le taux d'abstention... la démocratie est bien malade et l'Europe bien loin des citoyens!
- La chute du Modem qui semble indiquer une recristallisation du vote sur le vieux schéma d'une gauche divisée entre une gauche "socialiste" (et assimilés), une gauche "écolo".
- Le fort score de l'UMP mais j'avoue: c'est une opinion personelle.
Conclusion:
Même si le total des voix progressistes est bien supérieur à celui de l'UMP, comment va s'opérer une synthèse en vue de 2012. La vieille gauche productiviste incarnée par les partis type PS/PC ne pourra pas gagner seule face à Sarko si il conserve ses fondamentaux et ignore la dimension écologique. Et d'un autre coté, les écolos seuls ne pourront pas incarner une alternative gouvernementale...
Le Modem pourrait servir de liant permettant l'émergence d'un accord progressiste autour d'une synthèse des thèmes environnementaux et sociaux avec la perspective d'un modèle de société alternatif à un modèle de marchandisation et compétition tous azimuts. Mais il ne sort pas de cette élection dans cette position... et les "vers" et le "PS" ne semblent pas prets à "muter" de manière fondamentale.
Du coup ce qui semble se dessiner c'est que cette perspective n'est pas encore apparue en pleine lumière. Bref, Sarko est peut être en train de gagner 2012...
Et vous, qu'en pensez vous ?
27 mai 2009
Quel avenir pour les énergies renouvelables ?
Suite à mon post sur les changements introduits par Obama pour les automobiles aux USA, Cédric à posé une question très pertinente à laquelle je vais tenter de répondre:
Pourquoi n'ose-t-il pas aller plus loin dans la démarche en favorisant plus encore la recherche sur les énergies 'propres' plutôt que de se contenter de travailler sur les énergies fossiles alors que tous les scientifiques s'accordent à dire que ces ressources vont aller en s'amenuisant drastiquement dans les décennies à venir ?
C'est effectivement ce qu'il faut faire.
Mais en pratique, ce n'est pas si simple. Il existe peu d'énergies véritablement renouvelables: le solaire (thermique et photovoltaique), l'éolien, l'énergie des marées, l'hydroélectrique et la biomasse si elle est convenablement gérée.
Le problème, c'est que ces énergies ont des spécificités:
- L'éolien et le solaire et dans une certaine mesure l'hydroélectrique sont sujets à des variations selon les conditions météorologiques. C'est leur principal problème: l'adéquation entre la production et la consommation.
- Nombre de ces sources produisent de l'énergie électrique. Cela ne pose pas de problèmes lorsqu'elle est consommée dans l'instant mais il est difficile de stocker de l'énergie électrique (je détaille plus bas).
- Les installations à base de renouvelables ont une emprise au sol ou paysagère importante lorsqu'on veut produire de grosses puissances. Ainsi une éolienne de 2 MW mesure pratiquement 100 mètres de haut. Même en améliorant le concept, cela restera un vrai problème. De même, il faut se rappeler que pour produire 1 kW de puissance électrique en crète avec des panaux solaires, il faut de l'ordre de 10 à 20 mètres carrés de paneaux... un chiffre peu susceptible de s'améliorer compte tenu des contraintes physiques sur les cellules photovoltaiques. Ainsi les paneaux courants ont un rendement de 10 % et, même si des progrès sont prévisibles, il y a des limites au rendement.
Mais bon, dans ces trois points, seuls les deux premiers sont un véritable problème...
Pour contourner la difficulté, il faudrait pouvoir stocker l'énergie. Et c'est là que le bat blesse... Pour stocker de l'électricité, on connait plusieurs moyens dont trois principaux:
- Monter de l'eau en hauteur: c'est ce qui se fait dans nombre de centrales hydroélectriques d'EDF qui fonctionnent en mode reversible. Mais pour stocker la production d'une éolienne d'un MW tournant à plein régime sur une heure, il faut monter un peu plus de 3600 mêtres cubes d'eau sur 100 mètres ce qui représente un joli volume!
- Utiliser une batterie chimique: pratique mais lourd, très lourd. En fait, au mieux, on arrive avec des batteries Lithium/Ion (celles qui équipent les téléphones portables et qui font rouler les voitures Tesla) à 200 Wh/kg soit 50 fois moins qu'un hydrocarbure!
- Electrolyser de l'eau pour fabriquer de l'hydrogène: un grand espoir mais l'hydrogène a le mauvais gout d'être gazeux dans les conditions de température et de pression ordinaire et inflammable. Pour le stocker sous forme liquide, il faut le refroidir et ce n'est vraiment pas pratique et cela coute en énergie. On peut aussi le comprimer mais un réservoir sous haute pression pose des problèmes de sécurité et cela coute aussi de l'énergie de comprimer le gaz.
Comme le montre Jean-Marc Jancovivi dans la page suivante, les hydrocarbures constituent problablement le stockage le plus performant d'énergie dont on dispose. Seul le bois, utilisé pendant des milliers d'années par l'humanité, possède des propriétés comparables! Mais son utilisation libère des gaz à effet de serre. A ce niveau, la différence avec le pétrole ou le charbon réside dans le fait que bruler du bois rejette du CO2 que l'on peut espérer restocker assez rapidement par une gestion intelligente de la biomasse. Au contraire, en brulant du charbon, du pétrole ou du gaz, on rejette dans l'atmosphère du CO2 qui était stocké depuis des millions d'années. Au delà d'un certain point que nous avons déjà dépassé, on excède les capacités d'absorbtion de la biosphère.
A ma connaissance, au jour d'aujourd'hui, il n'y a eu aucune percée, même expérimentale, qui contourne ces limitations. Peut être que les nanotechnologies permettront la mise au point de batteries plus performantes, de nouvelles cellules solaires encore plus efficaces ou le stockage de l'hydrogène dans des conditions plus pratiques mais cela n'est pas encore fait. Peut être que l'ingéniérie génétique permettra la mise au point de plantes à croissance rapide permettant d'absorber rapidement du CO2 pour fabriquer du bois mais cela prendra du temps et posera des problèmes de gestion des écosystèmes non triviaux.
Bref, on est loin du yakafaukon... En l'absence de solution miracle, la seule solution, ce sont des économies massives partout où c'est possible. En particulier au niveau du logement, de la consommation et du transport. Ce n'est qu'en faisant ces efforts que le développement des renouvelables donnera son plein potentiel.
Dit autrement, investir dans les renouvelables c'est aller bien au delà des aspects techniques. C'est toute notre manière de vivre qui devra faire l'objet d'investissements massifs comme j'essaye de l'expliquer dans mes carbon fictions.
12 février 2009
Décroissance
Ce soir sur France 2, une émission sur les "décroissants". Lionel étant parti au ciné voir Benjamin Button, l'appartement ne résonne pas de son indignation. C'est sur que si je lui propose de faire les poubelles du marché, d'avoir un compost d'appartement et ne manger que du bio, je vais me faire traiter de "bobo ayatollesque"!
Mais finalement, entre le travailler plus pour gagner plus nevrotique et une certaine sobriété, qu'est ce qui est le plus sain ?
27 janvier 2009
Ubu au labo...
Dans mon labo, nous avions une grande salle commune qui servait de salle de travail, de salle pour des exposés, de salle de réunion. Depuis longtemps, j'avais plaidé pour qu'on stucture cette vaste surface (80 mètres carrés à vue de nez) en installant un coin salon avec canapés et table basse dans une partie et un coin plutot réunion dans l'autre.
Hélas, le conseil de laboratoire, dans sa sagesse infinie, décida de couper la salle en deux avec une cloison amovible afin de pallier à la pénurie de salles de réunion dans notre établissement. Pourquoi pas ?
Ces dernières semaines, des ouvrier s'affairairent intensivement dans cette salle. Je sentais que derrière ces portes closes, ces bruits de scie, de marteau et autres outil se cachait un mystère considérable. Le Grand Oeuvre était en train de s'accomplir et je me pris à réver d'une cloison amovible glissant sans bruit, de canapés et table basse, d'une salle toute neuve comme j'avais pu voir au Portugal...

La réalité brute allait se rappeler à moi: point de cloison amovible mais une cloison fixe qui excarberbe le sentiment de claustrophobie naturel dans une salle sans fenètres. Quant au mobilier, il n'a pas changé. Ah si, nos éléments de bibliothèque ont profité de l'occasion pour errer au milieu de la moitié la plus petite, attendant sans doute qu'une ame charitable ne les remette en place...
Mais lors de la galette des rois annuelle de notre équipe, on m'a fait remarquer la cerise sur le gateau. La preuve lumineuse du génie batisseur de notre administration, ce petit plus qui caractérise si bien l'intelligence collective à la française: le thermostat qui controle le climatiseur n'est pas situé dans la même partie de la salle que ses bouches d'aération. Thermostat dans une moitié chaude, air froid dans l'autre moitié: je vous laisse imaginer ce qui va se passer maintenant. C'est sans doute notre contribution au Grenelle de l'environnement ?
Ah oui, cher lecteur et néanmoins contribuable, c'est vos sous qui ont payé ça. Comme quoi, l'argent public n'est pas toujours bien dépensé.

08 janvier 2009
Un gap technologique
Fin 2008, Ford annonce la sortie de son Hybride qui fait sur autoroute 36 miles avec un Gallon (4 litres).
En 1999, j'ai acheté ma superbe Renault Mégane Coupé 1.6 RSi et quand je suis remonté de Nice, j'ai consommé 7 litres pour 100 km.
Quand je convertis en miles par gallon, ca fait 35 miles par gallon. Si je prend une Twingo, on atteint probablement les 50 miles par km.
Ils ont encore du boulot chez Ford...
06 janvier 2009
Rénovation écologique
En complément à mon message précédent, j'ai trouvé le site Rénovation écologiquequi informe sur les diagnositcs énergétiques des logements ainsi que sur les possibilité de l'améliorer lors d'une rénovation.
Pas encore eu le temps de l'essayer... Mais n'hésitez pas! Surtout si vous êtes en train d'acheter un vieil appart pour le rénover complètement.
04 janvier 2009
Vous habitez en classe A, B, C, D, E, F ou G ?
Comme je l'ai dit dans un précédent post, mon appartement consomme de l'ordre de 17500 kWh par an, ce qui veut dire environ 175 kWh / an et par mètre carré de plancher (je compte la mezzanine).

D'après cette magnifique étiquette, j'habite un appartement de classe D... mais j'ai un frigo classe A. Et vous, vous habitez en quelle classe ?
27 septembre 2008
Dilemme écologique...

Eh oui, les ampoules basse consommation doivent être recyclées... Je ne m'étais pas posé la question avant mais j'en ai une qui a claqué.
L'organisme Recyclum qui s'occupe de celà indique même où sont les points de collecte. En gros, soit je me pointe avec mon ampoule et mon tube de néon qui a aussi claqué au Printemps rue de la République, soit je brule 1 litre d'essence pour aller à la déchetterie...
















