After a year in Boston

Blog d'un chercheur français de retour en France après une année à Boston

21 septembre 2009

Carbon Fiction IV: California dream...

Après une thèse en biologie et quatre années de postdocs en Europe, son frère Michel avait finalement trouvé un emploi sur la coté Ouest des Etats Unis. Depuis 6 ans, il travaillait pour la fondation de recherche "BioSearch 21". Cette fondation de recherche privée basée à San Diégo s'impliquait principalement dans l'ingéniérie génétique et le développement d'OGM resistants aux nouvelles conditions climatiques.

droughtAvec le changement climatique, la biodiversité s'était effondrée et les rendements agricoles avaient commencé à chuter dramatiquement dans tout le sud des Etats-Unis menacant la sécurité alimentaire du pays. Particulièrement aigu dans les états du Sud Ouest, le problème alimentaire avait poussé au développement de nouvelles techniques agricoles basées sur l'utilisation intensive d'OGM. Economiquement exangues après les turbulences du premier quart de siècle, isolé du Nord Ouest et de l'Est pour raisons politiques, les agriculteurs du sud ouest s'étaient alors tourné vers le Mexique...
Les cartels méxicains comprirent rapidement qu'ils tenaient là un moyen respectable de blanchir les sommes d'argent colossales issues du traffic de drogue. Ils investirent dans l'agroalimentaire puis, sous l'impulsion de plusieurs de leurs membres qui avaient étudié aux USA, dans la recherche et développement. La fondation "BioSearch 21" était ainsi financée par "El Sol", une nébuleuse issue de la diversification d'un cartel Mexicain après les évènements de 2030. Celle ci financait massivement les universités de Tijuana, San Diego, Austin Tx et Mexico.
Devenus incontournables à partir de 2030, les cartels avaient gagné en respectabilité et assuré leur rentabilité sur des activités légales.
Un soir, en regardant "Reportages du Monde" en VOD, la famille de Jérémie avait appris qui employait vraiment Michel. Le choc avait été rude, entraînant moultes échanges de mails et heures de psychothérapie familiale.

soiree_tele

Mais les choses s'étaient tassées d'elle mêmes quand tout le monde réalisé que Michel aimait cette vie sur les bords du Pacifique et que "El Sol" était également impliqué dans moultes activités caritatives autour du paludisme et d'autres maladies tropicales.
Pourtant, les Cartels avait imprimé leur marque sur le métier de chercheur: ceux ci n'avaient plus ni institution ni rattachement fixe. Dans tout le Sud Ouest, après la grande faillite des années 2020-2025 qui avait vu s'effrondrer les fleurons universitaires de la Californie, les labos étaient devenu des structures volatiles financées par des cartels et hébergés pendant quelques années dans une université ou une entreprise. Coincidence étrange, ce modèle de la recherche reproduisait celui de l'industrie du divertissement à Hollywood. Le chercheur sénior y jouait le rôle du scenariste et producteur executif, les cartels et entreprises celui des "majors" et studios. Quant au chercheur expert, c'était un peu le réalisateur chargé de mener un projet à bien sur une durée de trois à 5 ans. Et pour cela, il disposait d'une armada de techniciens, ingénieurs et doctorants financés sur le budget qui lui était alloué dans le cadre de son contrat.

california_san_diegoTravaillant sur les répulsifs anti-insectes tropicaux, Michel s'était taillé une solide réputation au fil des années. Avec l'arrivée du Chikungugna en Italie en 2007 puis sur la Côte d'Azur en 2015, son répulsif anti Aedes-Albopictus était devenu un des produits phares sortis de la fondation "BioSearch 21".

Il jouissait donc d'un revenu confortable, vivait dans un quartiers protégé de la banlieue de San Diégo et disposait même d'une baignoire dans sa maison, un luxe dans un état où l'eau douce était sévèrement rationnée.

Jérémie avait prévu de rendre visite à son frère mais auparavant il allait se rendre dans le Vermont pour voir un de ses amis de lycée qui avait choisi de s'installer dans ce petit état du Nord Est.

A suivre...

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13 septembre 2009

Carbon fiction: teasing...

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Pour en savoir plus, rendez vous le 21 septembre 2009.

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20 février 2009

Carbon fiction III: back to the USA...

Bien que ses parents aient fortement tenté de le décourager, Jérémie souhaitait plus que tout rendre visite à son grand frère chercheur en biologie végétale en Amérique du Nord. Depuis huit ans, après un doctorat à l'université de Strasbourg-Karlsruhe, il travaillait sur les plantes transgéniques et leur application à l'agriculture en milieu arride, un domaine en plein boom suite au changement climatique.

Les Etats-Unis avaient considérablement changé en un demi-siècle.

Après la grande crise économique du début du siècle, la présidence Obama avait tenté de relancer l'économie par une conversion écologique de toute l'infrastructure : transport, habitat, industries. Même Google essayait de minimiser l'empreinte écologique de ses gigantesques datacenter. Malheureusement, à partir de 2015 et après un début de reprise vigoureux qui stupéfia tout le monde, l'Amérique fut rattrapée par le changement climatique. Et c'est en Californie que le phénomène prit une ampleur spectaculaire.

aftermath Année après année, de gigantesques incendies ravageaient le pays entrainement peu à peu une destruction des sols et une désertification progressive de l'arrière pays. Tout d'abord, les Californiens s'adaptèrent: ils reconstruisirent leurs maisons, les adaptant au nouveau climat et s'habituant à des jardins plus arides et des étés toujours plus caniculaires. Mais avec la fonte des neiges dans la Sierra, l'eau potable devint une denrée rare. En une décénie, l'agriculture Californienne qui produisait 25 % des fruits consommés par les américains s'effondra littéralement. Juste quand ils commencaient à se trouver sur les cartes des plus grands restaurants en France, les vins de la Napa Valley disparurent. A Los Angeles, les coupures d'eau devinrent systématique et vers 2020, il n'était plus question de prendre une douche passé 10h du matin et encore moins de laver sa voiture.

En fait, la situation se dégrada dans tous les états du Sud Ouest américain: en Arizona, au Névada, au Nouveau Mexique et dans une partie du Texas, des populations déjà fragilisées par la crise des années 2007-2015 plongèrent dans la pauvreté. La situation sociale et sanitaire se dégrada rapidement et dans toute la région de Los Angeles, de Stanford et de San Diego, les entreprises high tech cohabitaient avec une misère de plus en plus forte.


albopictus

En 2032, émergea l'étincelle qui allait changer ce pays. Quelque part du coté de Riverside, au milieu des jardins et piscines abandonnées après la crise des subprimes et laissées à l'abandon par l'état Califonien en quasi faillite, un cousin du virus du Nil occidental apparut. Sorti d'on ne sait où, ce dangereux virus était véhiculé par de multiples porteurs (moustiques et mouches). L'épidémie se propagea rapidement à tout l'Inland Empire puis gagna tout l'Etat via Los Angeles, frappant d'abord la population pauvre, mal logée et en mauvaise santé qui constituait un terrain particulièrement favorable.


tent_city

En l'espace de quelques mois, l'épidémie échappa à tout contrôle. Fragilisé par la crise économique des années 2007-2015, l'Etat Californien ne disposait plus des forces nécessaires pour faire face. Dès 2009, les difficultés financières avaient conduit le gouverneur Schwartzenneger à couper dans les effectifs de la fonction publique ce qui avait considérablement fragilisé les services sociaux et sanitaires. Comprenant que la situation était perdue, les californiens ne se firent pas prier: ils commencèrent à s'exiler en masse. Parallèlement, les compagnies high-tech et l'industrie de l'entertainement qui avait fait de cet Etat le neuvième coeur du capitalisme marchand le quittèrent en laissant derrière elles de vastes friches industrielles.

L'exode des populations de Californie, du Névada, du Nouveau Mexique en direction des états du Nord Ouest entraina une montée rapide des tensions, ces derniers étant peu enclins à se laisser envahir par des hordes de réfugiés climatiques. Lorsque l'Orégon, le Wyoming, le Nebraska, le Montana et l'Idaho décidèrent de fermer leur frontières, la situation dégénéra rapidement. En l'espace de quelques mois, des échauffourrées répétées entre les unités de la garde nationale des états du Nord Ouest et du Sud Ouest mirent le feu aux poudres. La mini-guerre civile de 2034 dura quatre semaines et causa 20000 morts et 350000 blessés. Las Végas fut bombardée ce qui entraina l'abandon de la ville qui déjà en grande partie sur le déclin suite aux problèmes d'alimentation en eau. Il fallut que Washington envoie trois portes-avions au large de la cote Pacifique, menacant d'attaquer les capitales des Etats concernés pour qu'un cessez-le-feu soit signé.


lasvegas

flag La constitution américaine fut amendée en 2035, introduisant la notion de fédération régionale d'Etats qui entérina la quasi-partition du pays en trois blocs: le Sud-Ouest qui allait Texas à la Californie, l'alliance Nord Ouest qui regroupait tous les états au nord de la Californie, du Névada, du Colorado et à l'Ouest du Minnesotta et de l'Iowa et enfin le reste.

Le pays était gouverné par un conseil fédéral constitué d'un président et de deux vice présidents, chacun nommés pour six ans par le gouvernement de chaque région. La présidence tournante tous les deux ans ainsi que les intérêts divergents des trois régions, superposés à l'inertie du système politique américain firent des USA un colosse sans ligne politique, empétré dans ses affaires internes.

Rapidement le Sud Ouest entama un processus de rapprochement avec le Mexique tandis que subsistaient de fortes tensions entre le Nord Ouest, les états du Sud Ouest et le Canada à cause des ressources en eau. Le rève des Etats-Unis d'Amérique éternels qu'avait porté le président Obama durant ses deux mandats s'était effondré entrainant avec elle la neuvième forme du capitalisme marchand.

A suivre...


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18 février 2009

Carbon fiction III: J-3...

J'ai le titre: Back to the USA...


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Et il y aura un épisode 4...

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08 février 2009

Teaser!

Ca y est, j'ai eu l'inspiration.

Le troisième volet de Carbon fiction sera bientot sur ce blog... Stay tuned!


lasvegas

Et ca se passe aux USA ce coup ci...

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12 juin 2008

Carbon fiction, suite...

En cette fin mai 2045, Jérémie s'apprétait a féter la fin de son année de L2 à l'université de Lyon avec ses meilleurs copains. C'était une dernière occasion de faire la fête ensembles. D'ici quelques mois, plusieurs d'entre eux allaient partir et ils ne se rencontreraient sans doute pas avant plusieurs années, voire jamais.

Quelques uns, en Licence Pro de production agricole, allaient effectuer le gros de leur dernière année en stage dans une exploitation agricole, loin de Lyon et même, pour certains, d'une gare. Vu le cout des transport, il était peu probable qu'ils rentrent tous les week ends sur Lyon: d'ici quelques mois, ils auraient une nouvelle vie et de nouveaux amis dans le bourg le plus proche.

Avec la relocalisation des industries et l'émergence d'une agriculture moins intensive (coût des carburants et engrais oblige), de nombreuses personnes s'étaient installées à la campagne, dans de gros bourgs devenus d'autant plus dynamiques que les déplacements devenaient onéreux.

Ainsi, Bruno, son meilleur ami savait déjà qu'il allait travailler dans une exploitation maraichère située près de surrégénérateurs récemment mis en service pour remplacer le parc de centrales vieillissant et palier à la pénurie d'Uranium 235. Ces gigantesques exploitations étaient elles aussi un produit de la crise énergétique: avec l'explosion des carburants, il devint rapidement prohibitif de transporter les fruits et légumes produits en Espagne dans toute l'Europe.

En quelques années, l'Andalousie devint un désert économique: les milliers de serres qui avaient fourni Européens des tomates et des fraises en toute saison au début du 21ème siècle rouillaient maintenant au milieu d'une garrigue quasi désertique. Avec la montée en puissance du parc électronucléaire Européen et le rencherissement des énergies fossiles, il y avait là des GWh d'énergie thermique à prendre pour pas trop cher et du coup le mouvement de relocalisation de la production agricole n'en avait été que plus rapide.



Agrandir le plan

En attendant, le Sud de l'Espagne, devenu invivable par suite du réchauffement climatique, se vida littéralement de sa population. Sous l'effet combiné de cette crise économique et de la sécheresse déjà endémique en Catalogue dès la fin du XXème siécle, l'Espagne, qui ne s'était jamais vraiment remise de l'explosion de sa bulle immobilière en 2008-2010, perdit près de 15 % de sa population. Au passage, l''Espagnol devint pratiquement la langue dominante dans de nombreuses nouvelles villes du Sud-Ouest de la France. Nombre de maraichers espagnols partirent fonder de nouvelles exploitations dans tous les pays européens, entrant ainsi dans l'Histoire de l'immigration Européenne après les irlandais et allemands du 19ème, les maçons et taxis italiens du début du 20ème siécle, les ouvriers maghrébains et turcs des 30 glorieuses...

Mais Jérémie ne se sentait pas vraiment concerné par tout cela. A la différence de son meilleur ami, il n'aurait pas un patron Andalou. Lui avait choisi de travailler dans les métiers du batiment, spécialisation "énergie positive". Avec l'arrivée de nouvelles générations de paneaux solaires d'un rendement dépassant les 25 % à un cout raisonable, non seulement l'équipement initial continuait de progresser mais un marché de renouvellement commencait à prendre naissance. Et il restait tellement de logements à réhabiliter... Il savait qu'il trouverait facilement un job après sa licence.

Après avoir confirmé par mail sa présence à la soirée du Samedi soir, il repensa à son séjour prochain aux USA. C'était une expérience que la plupart des jeunes de sa génération ne connaitrait pas: à la différence de leurs parents, les jeunes Européens voyagaient encore à l'occasion d'un semestre ou d'une année universitaire mais presque exclusivement en Europe.

Qu'importe que le Monde ait profondément changé: pour un jeune de 20 ans, il paraissait toujours aussi vaste. Lui découvrirait un pays fascinant que la crise énergétique avait également transformé, pour le meilleur mais aussi pour le pire.

A suivre (si j'ai l'inspiration)...

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07 juin 2008

Carbon fiction...

Pour son 20ème anniversaire, le 20 juillet 2045, Jérémie a reçu un super cadeau de ses deux grands mères: deux tonnes EC ("équivalent carbone").

Depuis qu'elles ont déménagé et abandonné leurs vieux appartements de Villeurbanne pour habiter dans un tout nouveau logement à énergie positive, elles ne savent plus quoi faire de leurs crédits carbone et ont donc décidé de les offrir à leur petit fils pour que celui ci puissent aller passer trois mois d'été aux Etats-Unis dans le cadre d'un programme d'échanges.

Avec l'explosion du prix des carburants consécutive au quatrième choc pétrolier de 2030, les voyages intercontinentaux redevinrent un luxe inabordable, réservé à une élite comme aux débuts de l'aviation civile. Les entreprises investirent massivement dans de grands écrans et même de véritables "salons" pour la vidéo conférence qui reléguèrent les traditionnelles Webcam aux oubliettes, précipitèrent la faillite de Skype et vidèrent les classes affaires de leurs passagers.

credit_payment C'est d'ailleurs à la suite de cette crise que l'Union Européenne imposa la "monaie carbone" a coté de l'Euro, ce qui entraina une transformation profonde de tous les pays européens.

Chaque citoyen, de sa naissance à sa mort, s'en voyant attribué un montant fixe pour chaque année. Mais à la différence de la monaie traditionnelle, les crédits carbone n'étaient pas accumulables: les compteurs étaient réinitialisés chaque année. En revanche, ils étaient transférables et même vendables. Tous les achats, du bien d'équipement au cosmétique en passant par les produits alimentaires entrainait un débit sur le compte carbone. Les gros consommateurs durent donc mettre la main au portefeuille pour acheter les crédits de gens plus frugaux, ce qui s'avèra vite ruineux lorsque les vendeurs potentiels s'appercurent qu'ils disposaient là d'un moyen rapide de gagner de l'argent.

Rapidement les habitudes changèrent...

En l'espace de 15 ans, des millions de pavillons construits vers la fin du 20ème siècle furent rasés et de simples villages furent transformés en des gros bourgs assez denses de plus de 20000 habitants reliés par un réseau de trains automatiques.

La physionomie des villes fut également bouleversée: des immeubles mal isolés furent rasés, des volets occultants puis des verres opacifiants furent installés partout pour éviter l'utilisation de la climatisation, des capteurs solaires furent intégrés aux toitures. De très nombreux appartements furent rénovés et l'action EDF atteint des sommets. Le boom économique associé au "grand chambardement" comme on l'appela fut inespéré dans un pays vieillissant comme la France. Il fallut importer massivement de la main d'oeuvre pour répondre à la demande.

Du coup, l'intégration d'un prélèvement carbone calculé sur la surface par habitant dans la taxe d'habitation et lors des successsions permit aux familles nombreuses de réintégrer les grands apparements des villes à l'occasion du renouvellement démographique. En quelques années, le VIème arrondissement de Lyon se peupla d'étudiants en colocation et de familles récemment immigrées avec leurs enfants au grand dam de la vieille bourgeoisie néo-sarkozienne du début du siècle. Le taux de divorce chuta en même temps que se développèrent des formes de colocation familiales regroupant une même fratrie ou bien plusieurs générations sous le même toit.

A la différence des jeunes adultes de la fin du 20ème siècle, Jérémie ne révait pas d'avoir un scooter ni même une voiture. Une carte unique lui ouvrait l'accès au réseau de transport régional: trains automatiques, lignes régionales mais aussi vélos et véhicules hybrides rechargeables disponibles dans de multiples bornes et parcs libre service. En 2045, seule une minorité de gens possédaient un véhicule.

En revanche, une culture de l'usage à la carte s'était développée anéantissant le secteur des garagistes puis bouleversant le secteur de l'assurance et de la construction automobile. Tous ces bouleversements avaient touché l'Europe entière avant de commencer à se produire aussi sur le continent américain.

Exception culturelle oblige: alors que la majorité des européens étaient devenus quasi végétariens, les français avaient conservé leur addiction à la bonne bouffe et continuaient, envers et contre tout, de dépenser une partie de leur crédits carbone en achats de produits alimentaires variés.

Fiction ? Peut être pas tant que cela. D'ailleurs la bourse Carbone existe déjà pour les industriels (40 % des émissions de CO2 de l'UE).

PS: ce post m'a été inspiré par une discussion avec BBen, commentateur assidu de ce blog, et Luc Baumstark, auteur de la note suscitée et du rapport correspondant. Du coup Sami ne pourra pas dire que mon blog est systématiquement pessimiste!

Posté par degiovanni à 18:42 - Politique - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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