After a year in Boston

Blog d'un chercheur français de retour en France après une année à Boston

21 mai 2009

La société de la connaissance (3): la croisée des chemins.

Dans un précédent post, j'avais raconté comment j'avais soulevé la question de l'impact de la crise environnementale et énergétique sur la "société de la connaissance" lors d'une réunion à Lyon.

Pour tout dire, ma question a comme qui dirait... jeté un froid. Je m'y attendais un peu mais, honnêtement, pas à ce point. Mais bon, c'est dans ma nature de poser des questions perturbantes. Chaque intervenant a donc tenté de répondre comme il le pouvait:

Ainsi, pour Pierre Caillet, les infrastructures de cette société permettront de gagner en productivité dans la manipulation de l'information ce qui permettra d'éviter ou d'atténuer les difficultés.

Personellement, je n'y crois pas trop: comme Jancovici, je commence à penser sérieusement que les contraintes physiques seront trop importantes pour qu'on passe à travers en faisant du buisness as usual. En fait, les infrastructures permettront de gagner en efficacité et en terme d'impact environnemental dans les processus de production mais, en l'absence de changement de mentalité collectif, le risque est important qu'un effet rebond ne ruine ces gains.

- Pour François Xavier Pénicaud, la question n'est pas facile. Elle renvoie à la déshumanisation de la connaissance et à la difficulté à gérer la complexité générée par notre société.

Certes... je suis bien d'accord mais ça ne réponds pas à la question mon cher FX (-: ...

- De son coté, Céline Bos a pris le problème par la "face nord" en assumant la société de la connaissance comme une utopie. En clair, si cette utopie tient ses promesses, on peut espérer que la société de la connaissance prendra en compte le caractère limité de la planète pour faire émerger de nouveaux paradigmes et aider l'Humanité à traverser la crise environnementale et climatique.

Même si elle peut paraître d'un optimisme exagéré, j'ai trouvé cette réponse profondément honnête et pertinente. Au moins c'est clair: elle replace le concept de société de la connaissance à sa juste place - une utopie - et elle souligne le point clé: la nécessité de faire émerger de nouveaux paradigmes pour que cette utopie ne se fracasse pas sur la dure réalité.

Mais c'est finalement Anne Marie Comparini qui aura levé le voile sur ce qui pourrait être un chemin vers une solution: En somme, c'est la frugalité heureuse".


croisee

PS: dessin trouvé sur ce blog.


Posté par degiovanni à 08:02 - Politique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

"Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Il faut se satisfaire du nécessaire"

Désolé, mais quitte à parler de ça je préfère citer Baloo à Sénèque.

Tout ça pour dire que... Ca va être difficile d'en arriver là alors qu'actuellement on cultive la démesure.

Posté par b_z, 21 mai 2009 à 17:19

Je suis d'accord ce n'est pas gagne! "decadence mercantilism, technology run amok... " tu connais la suite!0

Posté par P, 23 mai 2009 à 12:02

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